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L’autonomisation des femmes et le lien avec le développement durable au cœur du débat ministériel de la soixantième session de la Commission de la condition de la femme - Publiée le 24/03/2016

  
  

Au deuxième jour du débat général de la Commission de la condition de la femme, une centaine de ministres ont abordé les principales questions découlant du thème prioritaire de cette session, à savoir l’autonomisation des femmes et le lien avec le développement durable.
À l’heure où les États Membres définissent des stratégies nationales pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, les intervenants, en grande majorité des femmes, ont évoqué l’avenir de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles dans ce cadre.
La Commission a ouvert hier sa soixantième session consacrée à la suite donnée à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes de 1995 et à l’application de la Déclaration et du Programme d’Action de Beijing.
Les délégations ont profité de cette mobilisation pour réaffirmer l’engagement politique de leur pays en faveur des droits fondamentaux des femmes. Elles ont été nombreuses à plaider en faveur de l’intégration systématique de la parité des sexes dans l’ensemble des objectifs de développement durable.


Mme EUPHRASIE KOUASSI YAO, Ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant de la Côte d’Ivoire, a indiqué que son pays s’était doté en 2012 d’une nouvelle loi sur le mariage qui permet aux femmes mariées et responsables de familles de bénéficier au même titre que les hommes de la réduction de l’impôt général sur le revenu. Une loi adoptée en 2015 rend obligatoire la scolarisation de tous les enfants, filles et garçons âgés de 6 à 16 ans.
De plus, le Fonds d’appui aux femmes de la Côte d’Ivoire permet à 110 000 femmes de réaliser des activités génératrices de revenus. Le 2 mars dernier, le Gouvernement a adopté en Conseil des ministres le programme « Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire » (COCOFCI) afin de renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes dans la gestion des affaires publiques et privées.
Par ailleurs, a assuré Mme Kouassi Yao, « l’augmentation du nombre de femmes dans des secteurs d’activité longtemps demeurés la chasse gardés des hommes se poursuit ». Pour mieux conduire les changements, des structures récemment créées, comme le Conseil national de la femme et l’Observatoire national de l’équité et du genre verront leur rôle renforcé. D’autre part, la Côte d’Ivoire a inscrit la promotion des droits des femmes et des jeunes au nombre des cinq priorités de son action gouvernementale pour la période 2016-2020. Le pays est toutefois conscient qu’il devra encore relever un ensemble de défis en vue d’éliminer toutes les formes de discrimination entre les sexes.